Yakuza Kiwami 2 : Kiryu en grande forme (Test)

Sega, comme d’autres éditeurs a choisi de passer par la case remaster pour une de ses séries mythiques. Et quand on voit le résultat sur Yakuza Kiwami 2, on ne peut que se dire que bien des développeurs devraient s’inspirer du travail du Ryu ga Gotoku Studio !

Test par DisWo

ÉDITEUR:

Sega / Koch Media

DÉVELOPPEUR:

Ryu go Gotoku Studio

TYPE:

Action/Aventure

MULTIJOUEURS :

Non

PLACE SUR DISQUE DUR :

À partir de 38,81Go

SORTIE :

28 août 2018

CLASSIFICATION :

A partir de 18 ans.

Yakuza Kiwami 2, Yakuza en force…

Yakuza, c’est une des séries emblématiques de Sega et vous avez d’ailleurs pu lire notre test de Yakuza 0 à sa sortie.

La saga compte aujourd’hui 7 épisodes “principaux” tournant autour du charismatique Kiryu Kazuma. Sega a décidé de rajeunir les 2 premiers épisodes sortis sur Ps2 en 2006 et 2008. Baptisés Yakuza Kiwami, ces 2 remasters vont bien plus loins que le simple portage HD. Mais c’est Yakuza Kiwami 2 qui attire toute notre attention dans ce test.

Un univers impitoyable…

Comme l’indique le titre de ce paragraphe, le monde des Yakuzas est sans pitié. Avant d’aller plus loin, il serait peut être bon de résumer les événements précédant le premier chapitre de Yakuza Kiwami 2.

Entre Yakuza 0 et Yakuza Kiwami, les joueurs ont fait la connaissance de Kiryu Kazuma, un orphelin recueilli par un membre important du clan Tojo, alias LE clan Yakuza du quartier tokyoïte de Kamurocho.

Bien que n’étant pas du côté des forces de l’ordre, Kiryu a pour lui une force de caractère sans faille, un sens de la justice (le sien) inflexible et une intégrité à toute épreuve.

Mais ce tableau idyllique est entaché par des luttes de pouvoirs au sein même du clan. Kiryu a donc dû, à deux reprises, lutter pour sauver son honneur, celui de ses proches et le futur de son clan. Dans ces aventures mouvementées, il a perdu la grande majorité de ses proches mais y a gagné force, respect, le titre de patriarche du clan, mais avant tout, une famille !

Une année s’est écoulée depuis les dernières aventures de notre ex-yakuza, mais la vie tranquille qu’il mène est bouleversée par un nouveau choc chez les Tojo. Notre grand costaud se doit alors d’intervenir… Et de replonger au coeur d’une nouvelle intrigue où les coups bas sont plus nombreux que les moments de compassion…

Le sel de la vie…

Vos terrains de jeu ne changent pas, on retrouve donc avec joie Kamurocho et Sotenbori. Ces 2 quartiers sont plus vivants que jamais grâce à l’utilisation du Dragon Engine, qui magnifie ces environnements. Tout y est plus riche, plus détaillé et paraît moins scripté ! Les jeux de lumière, les dialogues, les devantures, le comportement des PNJ…

Les interactions entre Kiryu et le monde qui l’entoure sont également plus nombreuses. Premier constat : il est possible de s’aventurer dans davantage de bâtiments ou de ruelles. Entrer dans les restaurants/bars et autre épiceries se fait de manière plus naturelle. Cela peut sembler anecdotique, mais l’univers devient plus organique. Ainsi, le jeu et la réalité s’entremêlent pour une immersion bien plus importante.

A l’instar des précédents titres, de très nombreuses activités annexes sont disponibles. Pour profiter au maximum des possibilités offertes par Yakuza Kiwami 2, il faut donc jongler entre l’aventure principale et les missions secondaires / mini-jeux / recherches de collectibles.

Si la trame du scénario s’étale sur 15 chapitres au rythme maîtrisé et à l’histoire terriblement prenante, la partie “secondaire” du titre est pourtant la plus importante en terme de durée de vie, car venir à bout de toutes les quêtes annexes, trouver tous les objets et “terminer” tous les mini-jeux demande beaucoup de temps. Il s’agit vraiment d’un des atouts de la série.

La classe (presque) internationale…

Si la question de la durée de vie est entendue, il est impossible de ne pas s’attarder sur la partie graphique du jeu. Le studio nous prouve une nouvelle fois qu’il est capable du meilleur, les personnages sont incroyablement bien modélisés et ont un charisme incroyable, mais, après tout, n’est pas yakuza qui le veut. Comme évoqué plus haut, les décors sont plus détaillés que jamais, ce qui est un réel plaisir si l’on souhaite profiter de l’ambiance nippone.

La prise en main est simple à appréhender. S’il n’y a désormais plus qu’un seul style de combat au lieu de 4, Kiryu ne perd rien de sa combativité pour autant. Seul bémol, les coups “faibles” semblent manquer d’impact, bien que cela ne gêne en rien le gameplay.

Sega n’a, cette fois encore, pas localisé le jeu, les dialogues sont disponibles en japonais sous-titrés anglais. De bonnes notions de la langue de Shakespeare sont nécessaires pour comprendre les subtilités de l’histoire, rien d’insurmontable cependant.

Si visuellement le jeu est une réussite, la bande son n’est pas en reste : les dialogues sont percutants et toute la partie musique/bruitage tient parfaitement bien son rôle.

Graphismes :

Le Dragon Engine fait des miracles, c’est grandiose et toujours plus pétillant à la rétine.

18/20

Jouabilité :

Simple ou délicate selon le niveau de difficulté choisi, il y en a pour tous les goûts.

17/20

Son :

Des doubleurs dans leurs personnages, des bruitages efficaces, tout est bon.

17/20

Durée de vie :

A l’image du reste de la série, Yakuza Kiwami 2 brille par une longévité importante !

18/20

VERDICT :

Quel plaisir de retrouver Kiryu toujours plus puissant et plus sage, Yakuza Kiwami 2 sait toucher le coeur des joueurs grâce à des mécaniques riches et un scénario qui prend aux tripes. Vive le retour de Majima ! Sega, c’est plus fort que toi !

18/20


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