Test Yakuza 0

Sorti durant le premier trimestre 2015 au Japon, l’Occident a dû (longuement) patienter jusqu’au début de l’année 2017 pour profiter de ce (fameux) Yakuza 0. Les fans de la série l’auront attendu avec impatience, tandis que les novices de la saga vont enfin découvrir ce bijou concocté par Sega. Etant moi-même newbie sur le sujet, je vous invite à faire le tour du propriétaire à travers les yeux d’un rookie !

ÉDITEUR:
SEGA
DÉVELOPPEUR:
Ryu ga Gotoku Studio
TYPE:
Action-aventure
MULTIJOUEURS :
Oui
PLACE SUR DISQUE DUR :
À partir de 23,85Gb.
SORTIE :
24 janvier 2017 (France), 12 mars 2015 (Japon)
CLASSIFICATION :
A partir de 18 ans.

 

baseball time

 

Une question d’honneur…

 

Yakusa 0 nous entraine dans le monde des Yakuzas (surprenant, non?), univers que nous autres, pauvres gaijins, ne connaissons qu’à travers les mangas et films (quelqu’un a-t-il cité Takeshi Kitano?). Il va falloir appréhender cette culture qui nous est étrangère, mais que l’on nous dépeint avec précision.

by night

Dès le début du jeu, le 09 décembre 1988, l’ambiance est posée : un pauvre bougre fait office de punching-ball humain lors d’un passage à tabac en règle. C’est ainsi que l’on fait connaissance avec notre premier avatar, Kazuma Kiryu, qui opère pour le compte d’un usurier. Gros bras et subalterne du clan Dojima, la suite des évènements l’amène à être accusé du meurtre d’un civil. Assassinat qu’il n’a, bien entendu, pas commis. Il doit alors non seulement prouver son innocence mais aussi laver l’affront fait au bienfaiteur pendant son enfance. Il est de notoriété que l’honneur est une notion essentielle dans ce milieu de la mafia japonaise, et les scénaristes mettent un point d’honneur (c’est le cas de le dire) à appuyer sur le fait que c’est une règle cruciale dans la vie des membres de ces familles.

dépaysement garanti

Après quelques péripéties aux commandes de ce grand castagneur, on rencontre Goro Majima, le second personnage jouable. Ce dernier, exclu des Yakuzas, est le gérant d’un lucratif cabaret. Il se voit un jour proposer sa réintégration en échange d’une mise à mort qui va lui poser un cas de conscience…

Après ces quelques explications, il est inutile de préciser que ces deux hommes sont amenés à se croiser…

Distribution de baffes

Un univers vivant et riche…

Point fort du soft, le terrain de jeu de Yakuza 0 est d’une richesse et d’une profondeur énormes. Pour les non initiés à la série, le premier comparatif qui me vient à l’esprit est GTA (Shenmue pour les gamers plus âgés). Les quartiers que l’on visite fourmillent de passants et de détails qui rendent l’environnement réaliste (bien qu’il n’ait pas la superficie d’un GTA).

De multiples activités plus ou moins déjantées sont disponibles au fil du temps. Par exemple, il suffit d’entrer dans une boutique SEGA pour se faire une partie de jeu d’arcade (alias le jeu dans le jeu). Pour ma part, j’ai passé un excellent moment sur Outrun (qui date quand même de 1986) et qui est jouable en version complète (si c’est pas sympa, ça !). Si une partie de ce jeu mythique ne vous tente pas, il est toujours possible de se rabattre sur le mini-jeu du grappin, le baseball, le bowling, le karaoké,…

grosse colère

Il y a suffisamment à faire pour ne pas s’ennuyer. Il ne faut pas oublier de passer par la case boutiques pour faire quelques emplettes afin de donner plus de style à votre personnage, et quelques autres items au passage (batte de baseball, nouilles instantanées, boisson énergisante…).

Avant de pouvoir profiter de toutes ces opportunités, il faut commencer par progresser un peu dans l’aventure principale. En étant très critique, le scénario peut sembler relativement simple, mais son déroulement, son aspect “japan movie”, ainsi que les rebondissements tiennent le joueur en haleine. Le plongeon dans un univers violent est garanti. Certes, il n’y a pas de choix à faire, mais quelle histoire tout de même ! Je ne peux que vous recommander de terminer cette aventure. Afin de profiter pleinement de l’intrigue, je vous recommande tout de même d’avoir une maîtrise convenable de l’anglais pour comprendre les dialogues en sous-titres. Il n’y a pas de VF mais les doubleurs japonais ont fait un excellent travail et l’immersion n’en est que plus simple.

Frère de sang

En marge de la trame principale, le nombre de quêtes annexes est impressionnant, diverses et variées même si l’intérêt de ces dernières est inégale.

Un autre aspect du jeu tient dans le fait que nos 2 Yakuzas sont également des hommes d’affaires, ils doivent donc gérer leurs business respectifs : Kiryu investit son temps (et son argent) dans l’immobilier (non, n’ayez pas peur, il ne remplacera pas Stéphane Plaza) et doit gérer son patrimoine. Majima, quant à lui, doit, en tant que responsable de cabaret, faire fructifier son gagne-pain dansant.




Il as la classe, non ?

Let’s go ! Fight !

La vie d’un Yakuza se déroule dans le sang, il est donc normal que la densité des combats soit impressionnante. Si les affrontements avec le “petit personnel” ne sont qu’une formalité (seul le nombre d’adversaires pourrait constituer une difficulté), les rixes avec les boss sont une autre paire de manches qui permettent de montrer toute la puissance des poings de nos personnages (de leurs pieds aussi…).

Afin de coller quelques baffes, les 2 protagonistes disposent de plusieurs styles de combats -plus ou moins rapide/puissant- qu’il est possible de changer d’une simple touche. Une barre “d’énergie Heat” à 3 stades impacte aussi l’efficacité des coups selon son niveau de remplissage, la jauge augmente grâce à des combos réussis et se vide en cas de dégâts ou lors d’attaques spéciales (et sanglantes).

Le quartier est bien calme

Quelques QTE parsèment les combats et apportent un relief cinématographique appréciable, sans virer au cauchemar pour les allergiques au genre.

Comme les poings (et toujours les pieds) ne suffisent pas, une panoplie d’armes à ramasser ou à acheter vient égayer les festivités et servira à casser des dents.

Que les âmes sensibles soient rassurées, une option permet de réduire le niveau de violence en limitant les gerbes de sang à l’écran. Honnêtement, cette alternative a-t-elle une réelle utilité ?

Un arbre de talent ajoute une petite touche RPG au titre et permet de personnaliser son personnage en débloquant de nouveaux coups ou en améliorant sa santé, par exemple. Les bonus ainsi disponibles grâce à de l’argent (durement gagné) sont assez variés, vos actions en jeu débloquent également différents bonus.

Promenade de jour

Graphismes :

De nombreux studios devraient s’inspirer de la richesse des environnements et du niveau de détails du soft. La modélisation des personnages est d’un excellent niveau même si l’on n’atteint pas le niveau d’un Uncharted 4.

16/20

Un arbre de talent

Jouabilité :

RAS, la prise en main est simple et accessible. Différents styles de gameplay selon les phases de jeu.

17/20

Son :

La  qualité des doublages est tout simplement exceptionnelle, la VO se suffit à elle-même et l’absence de VF ne m’a pas manqué. Musiques et bruitages sont tout à fait dans le ton.

18/20

Une partie d’Outrun

Durée de vie :

LLLLOOOONNNNGGGUUUUEEEE, il y en a des choses à faire avant d’avoir fait le tour du jeu !

18/20

Violence Inside

 

VERDICT :

C’est la première fois que j’approchais un jeu Yakuza convenablement, comprenez par là : disposer d’assez de temps d’exploration pour réellement profiter du soft, et quelle surprise. Bien que le jeu soit sorti il y a déjà 2 ans au Japon et qu’il ne bénéficie pas dans nos contrées d’une énorme notoriété/publicité, il surpasse largement de nombreuses productions actuelles triple A et mérite que davantage de joueurs prennent la manette.

18/20

 

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