Test Resident Evil 7

Resident Evil est une série mythique (et c’est peu dire) qui a terrorisé bon nombre de joueurs au fil des ans. De nombreux spins off plus ou moins réussis ont progressivement transformé la saga, délestant les jeux de leur aspect (horror-)survival au profit de l’action (horror?).  Avec un Resident Evil 7 placé sous le signe du renouveau, Capcom a préféré écouter les fans de la première heure et non les actionnaires. La décision prise fut de revenir au fondamental et  de ne chercher qu’une seule chose : instiller la peur chez le joueur…

ÉDITEUR:
CAPCOM
DÉVELOPPEUR:
CAPCOM
TYPE:
Survival-Horror
MULTIJOUEURS :
Non
PLACE SUR DISQUE DUR :
À partir de 20,2Gb.
SORTIE :
24 janvier 2017
CLASSIFICATION :
A partir de 18 ans.

Ce n’est pas la taille qui compte 😉

 

Une visite du terroir…

Ce test aurait pu commencer par un historique détaillé de l’histoire des différents Resident Evil, mais il aurait probablement fait 25 pages et tiendrait plus du dossier que dudit test…

S’il faut absolument résumer (très) brièvement les faits, le socle commun aux épisodes est assez simple : Umbrella est une multinationale pharmaceutique travaillant en secret sur les armes bactériologiques. Comme rien ne se passe jamais tranquillement, il en résulte de nombreuses épidémies où les contaminés reviennent à la vie, se transforment en monstres de diverses formes et natures mais avec un but en commun : tuer tout le monde. C’est grosso modo le pitch de chaque itération, le but étant de survivre en limitant les dégâts sur le reste de la planète.

1 Il est inquiétant ce couloir, non

Abandonnant les rues mondaines des grandes ville, les développeurs ont choisi, cette fois,  de nous plonger au coeur des marais de la Louisiane profonde. Le jeu commence tout juste que l’on est projeté dans l’habitacle d’une voiture roulant au coeur du bayou. La route étant bloquée, Ethan, notre avatar, n’a d’autre choix que de continuer à pieds. Une courte séquence vidéo permet de comprendre que son objectif est de retrouver sa bien aimée,  qui, nécessairement semble en bien mauvaise posture. Après seulement quelques enjambées, notre personnage se retrouve face à une vieille bâtisse digne des plus grands films d’horreur mais n’ayant que faire de cette ambiance angoissante, il fait son possible pour sauver sa dulcinée.




2 Je vous avez dit qu’il était inquiétant ce couloir !

Il ne faut pas plus de quelques secondes pour qu’une première silhouette effrayante fasse son apparition et que la situation de notre vaillant camarade ne vire au cauchemar.

Si vous avez fait la démo sortie il y a quelques temps, vous savez qu’il va falloir explorer la demeure des Baker, où les habitants ne sont pas des plus conviviaux… “Welcome to the family” !

3 Encore plus vilain en pleine lumière

Sans attendre, la grande question que tout le monde se pose :

Alors c’est un vrai Resident Evil ou non?

Il ne sert à rien de tourner autour du pot, il y a un peu de “oui” et un peu de “non”. Cette réponse ne vous avance pas à grand chose, j’en conviens, mais il faut simplement se dire qu’il n’y a pas de vérité absolue.

Les premiers épisodes (1, 2, 3, 0 et Code Veronica) optaient pour un environnement fixe et des caméras judicieusement placées afin de faire naître la peur chez le joueur. Cette notion était le point essentiel de la série. Les épisodes suivants (4, 5 et 6) étaient, quant à eux, des softs plus orientés action : les plans sont plus larges, les mouvements plus rapides,…

Dans Resident Evil 7, l’effort est fait pour tirer partie du meilleur des deux visions, le jeu n’est donc un copier-coller ni de l’une, ni l’autre, mais un mix.

Le premier changement notoire est bien entendu la vue à la première personne, qui n’avait jusqu’alors jamais été exploitée dans la saga. Il en ressort un stress certain, car il n’est pas aisé de savoir ce qui peut surgir dans notre dos.

Le lieu de tous les dangers

Second point important, notre personnage n’est pas un super héros, il ne peut donc pas  faire de super-saut-roulade-esquive comme dans les films de Jackie Chan (films que j’apprécie, il est important de le souligner), il est donc possible de courir, de sprinter, de faire volte-face rapidement , mais n’espérez pas un dash latéral magique pour éviter une attaque. Cette inertie dans les mouvements sert à créer un sentiment d’inquiétude, faisant immanquablement monter le stress.

Si on analyse froidement tout cela, la vraie question à se poser devient : est-ce un jeu destiné aux anciens joueurs de la saga et/ou aux non-initiés?

Une fois de plus, la réponse ne peut être tranchée : chacun devra se faire sa propre opinion après y avoir joué 😉

Ayant débuté sur le tout premier jeu, mon jugement ne peut être que subjectif, mais je peux tout de même essayer de vous aiguiller un peu.

Les nostalgiques de la première heure retrouveront de nombreux éléments présents dans les premiers jeux.

Ainsi, il est aisé de comparer le père Baker à Mr T lors de ces séquences de poursuites infernales (angoisse, angoisse…).




Rassurant, n’est ce pas ?

Le système de clefs à symbole pour des portes spécifiques ne manquera pas de faire remonter de nombreux souvenirs à la surface.

La construction du scénario, ainsi que le déroulement des évènements évoqueront sans aucun doute aux vieux briscards les rebondissements des premiers titres de la série.

Selon la difficulté choisie, il n’est pas possible de sauvegarder sans disposer d’un objet limité en quantité (vous souvenez-vous de ces rubans encreurs ?).

Ndr : si je devais absolument répondre (sous la contrainte) à la question de départ, ainsi qu’à son évolution, je dirais : non, Resident Evil 7 n’est pas un Resident Evil de “BASE”, mais il en reprend suffisamment de features pour s’inscrire sans honte dans la série. Les “puristes” trouveront toujours à redire, mais en étant un minimum objectif, on est face à un jeu qui s’est où il va et qui y parvient. Ceux qui découvrent cet univers d’effroi devraient passer un bon (ahahah) moment.

Tout est dit…

 

Graphismes :

Ambiance glauque à souhait, les décors sont maîtrisés et riches. Quelques bugs de collision peuvent être visibles mais rien de dramatique.

16/20

Un petit break

 

Jouabilité :

La prise en main est rapide et simple. C’est le stress qui fera toute la différence.

16/20

Une des portes pour les nostalgiques

 

Son :

La bande son est monstrueuse ! Les dialogues sont vifs et les bruitages hyper anxiogènes, ce petit mix sert parfaitement l’aspect horror du titre.

Ndr : petit coup de gueule personnel, où est l’indispensable “Resident Evil” qu’une voix caverneuse prononce au lancement d’une partie ?

17/20

une promenade dans la campagne profonde




Durée de vie :

C’est à la fois un point fort et un point faible. Le jeu offre une durée de vie tout à fait honorable (12h pour mon premier run), plusieurs objets à collecter, différentes fins et des niveaux de difficultés spécifiques étoffent ce point particulier, cependant la rejouabilité est assez réduite.

16/20

Welcome to the Family !

VERDICT :

Tenant plus du reboot que de la suite, Resident Evil 7 tient ses promesses et arrive à créer le malaise à de nombreuses reprises. Une petite baisse de régime est malheureusement visible au trois quart du titre, mais ne gâche en rien le plaisir ressenti dans cette expérience. L’horreur au premier plan était l’objectif du studio, c’est réussi.

16/20

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