428 Shibuya Scramble (Test)

Quartier de Shibuya à Tokyo, les destins de 5 personnes se lient autour d’un kidnapping, serez-vous capable d’arriver au bout de cette histoire riche en rebondissements? 428 Shibuya Scramble le test !

Test par DisWo

ÉDITEUR:

Chunsoft / Koch Media

DÉVELOPPEUR:

Spike Chunsoft

TYPE:

Visual Novel

MULTIJOUEURS :

Non

PLACE SUR DISQUE DUR :

À partir de 4,43G

SORTIE :

21 septembre 2018

CLASSIFICATION :

A partir de 16 ans.

Un Visual novel?… Un quoi?

Il est vrai que c’est une grande question. Le Visual novel est un genre très prisé des joueurs japonais mais qui se fait bien plus rare hors de l’archipel du Soleil Levant. On pourrait résumer le concept à sa simple traduction littéraire : un roman graphique, mais ce serait bien trop réducteur de n’utiliser que ces termes, alors parlons plutôt de récit animé à choix multiples (mention spéciale à celui qui arrive à le prononcer d’une traite). Je veux dire par là que le jeu est constitué d’une suite d’images sur lesquelles se superposent des centaines de lignes de textes. De nombreux choix viennent ponctuer cette histoire constituant ainsi autant d’embranchements qui déterminent la suite des évènements, et la progression du joueur moins linéaire face à de multiples rebondissements.

Ce style de jeu reste donc assez confidentiel, bien qu’il soit pourtant digne d’un intérêt certain ! Malheureusement, c’est toujours avec difficulté qu’un de ces titres trouve le chemin de l’Occident, et quand le cas se présente, c’est avec un décalage calendaire relativement important.

Une histoire pas comme les autres…

LE point d’intérêt central d’un roman est, bien entendu, son histoire. L’ensemble repose sur un pitch qui se doit d’être prenant et s’articulant autour de personnages charismatiques. 428 Shibuya Scramble tient ses promesses dans ces 2 domaines !

Le titre s’ouvre sur une intrigue simple, mais qui va se densifier au fil de l’aventure. Alors commençons par le commencement : une jeune femme attend aux pieds de la statue d’Hachiko près de la gare de Shibuya, elle tient fermement une mallette contenant une importante somme d’argent destinée à la libération de sa soeur kidnappée quelques heures auparavant.

Autour d’elle, de nombreux policiers déguisés attendent que le ravisseur vienne récupérer  la rançon. Un des avatars jouables, Kano, est l’un d’eux. Il est prêt à intervenir au moindre mouvement suspect, et, bien entendu, les choses ne sont pas se passer aussi simplement… De nouveaux protagonistes, jouables ou non, vont entrer en scène. Chacun va apporter sa pierre à l’édifice dans la construction d’une histoire qui va devenir plus riche et complexe au fil des heures…

Japan style…

L’environnement tokyoïte apporte à tout joueur occidental une touche exotique qui le fera voyager, d’autant plus que de nombreux “indices” à lire dans les dialogues permettent d’en apprendre plus sur les us et coutumes du pays ou du quartier. Ces quelques lignes de texte, qui ne sont parfois que de simples anecdotes, participent avec brio à l’immersion dans un environnement riche et vivant. Car, oui, cela pourrait paraître étonnant, mais le texte, ainsi que les illustrations, créent un univers en constante évolution dans l’esprit du joueur, les temps morts sont plus que rares. Le rythme de la narration y est pour beaucoup, le récit est maîtrisé et les personnages ont chacun un comportement et des motivations qui leur sont propres.

Le gameplay en lui-même ne saura pas convaincre tout le monde, il faut le concéder. Si l’action est bien présente, elle l’est dans l’imagination du joueur qui retranscrit ce qu’il lit, ceux qui ne jurent que par un florilège d’explosion à l’écran devraient passer leur chemin. Pour les autres, c’est un vrai bonheur de suivre les aventures des différents protagonistes et d’y prendre part à travers de nombreuses décisions sans savoir quelles seront les répercussions des choses, aussi bien pour eux que pour les autres.

Timeline…

En effet, le jeu se découpe en “chapitres” durant chacun une heure dans le déroulement du récit. Une frise chronologique permet de passer d’un personnage à l’autre, et d’essayer de modifier les décisions prises afin de changer le cours du récit.

Mais attention, choisir une nouvelle ligne de dialogue ou une nouvelle manière d’agir a des conséquences sur tout le monde et lesdites conséquences ne sont pas nécessairement visibles immédiatement. Il va donc falloir faire de nombreux essais afin de trouver la “bonne” combinaison pour faire évoluer l’histoire, car prendre une mauvaise décision est synonyme de “BAD ENDING” et donc de la fin de progression.

Graphismes :

De jolies photos, des textes lisibles. Pour ce style de jeu, tout est bon. Seuls les menus sont un brin austère à première vue.

16/20

Jouabilité :

Simple, il n’y a pas grand chose à signaler.

16/20

Son :

Discrète mais efficace, la piste son aide à imaginer le monde dépeint par le jeu.

15/20

Durée de vie :

Il y a du boulot pour tester tous les choix de tous les dialogues. Les amateurs de trophées seront servis car il va falloir trouver toutes les “BAD ENDINGS”, et donc essayer beaucoup de possibilités.

17/20

VERDICT :

C’est un véritable régal de lire et intervenir dans l’histoire de 428 Shibuya Scramble. Comme je le disais plus haut, c’est un style de jeu bien trop rare dans nos contrées. Anglais obligatoire pour un titre non localisé, mais jouable avec grand plaisir.

16/20

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